Film
Koffi, jeune trompettiste ivoirien, arrive à Montréal avec l’héritage de son père comme seule boussole. Perdu entre le bruit de la ville et le silence de son passé, il doit affronter ses origines pour enfin trouver sa propre voix.
Distributions
Production Zion Lipstein-Saffer (Production Disamare) Samuel Caron (Telescope Films)
Réalisation Will Niava
Scénario Will Niava Kristelle Laroche
Direction artistique Alpha Estifanos
Direction de la photographie Harley Francis
Montage Thomas Bellefleur Will Niava Joshua Rosenbaum
Son Zachary Scholes Nataq Huault
Musique Hichem Khalfa
Avec Ange-Eric Nguessan Alexis Belhumeur Kasongo Kalombo
Notes
JAZZ INFERNAL respire comme la mémoire. C'est exaltant, obsédant, vivant avec la tension de ne pas savoir s'il faut rire ou pleurer. La vie dans sa complexité brute, où la comédie et la tragédie dansent ensemble dans un même battement. C'est l'émotion que je veux laisser trembler dans votre poitrine à la dernière image.
Je suis attiré par ces premiers moments, la vulnérabilité sacrée de l'arrivée. Lorsque votre peau est trop fine pour l'hiver glacial montréalais et que votre cœur est trop bruyant pour oublier le passé.
Il y a environ 13 ans, j'étais cette jeune âme qui débarquait de l'avion depuis le Ghana. Naïf et affamé, un conteur aux carnets vides et aux yeux grands écarquillés. Je me suis jeté dans les bras de la ville, je l'ai laissée m'entraîner dans des situations qui auraient pu tout casser. Et malgré tout, me voici en train de traduire ces mésaventures brutes, terrifiantes et magnifiques dans ce film.
Le décès de mon père pendant la création de JAZZ INFERNAL a été le séisme qui a ouvert les fondations du film, révélant des profondeurs que je n'avais jamais envisagé d'explorer. Ce qui a commencé comme une comédie “poisson hors de l'eau” s'est transformé en quelque chose de sacré. À travers ce film, j'ai eu des conversations avec l'absence. Des scènes qui m'avaient fait rire me fasaient maintenat pleurer. La musique a cessé d'être un bruit de fond pour devenir le seul langage que le chagrin pouvait comprendre. Les notes portent ce que les mots ne peuvent contenir.
JAZZ INFERNAL est devenu mon sanctuaire, mon espace de guérison. Dans l'acte de création, j'ai retrouvé mon souffle. Voilà ce que signifie être un artiste! Voilà ce qu'est le cinéma. Transformer la douleur en beauté, la confusion en clarté, le silence en mélodie. J'ai déjà reçu tout ce que ce voyage avait à me donner. Maintenant, le partager, c'est comme offrir un morceau de mon âme. Un cadeau né du plus profond de mon devenir.
Bon cinéma, Will Niava
Prix et distinctions
Toronto Int. Film Festival (TIFF), Canada | 2025
Sundance International Film Festival, USA | 2026

